7 conseils de composition photo

Voila, enfin, un article dont le sujet a de l’intérêt.

 Ils sont tout frais mes 7 conseils de composition photo!

C’est le moment ! c’est le bon moment ! comme le disait un maraîcher sur le marché de mon village, lorsqu’il était temps de planter les tomates.

La composition en photo

Les écrits sur la composition d’une photo pourraient remplir, a eux seul, toute une bibliothèque.

Inutile de préciser que cet article n’as pas pour objectif de faire de vous des maîtres en la matière. La raison étant due principalement a mes propres limites.

Néanmoins et en toute modestie, en écrivant ces lignes, j’espère pouvoir éclairer la lanterne des débutants et de quelques autres.

 

Comme on dit au rugby: retour aux fondamentaux.

La photographie c’est quoi?

Définition Larousse : procédé permettant d’enregistrer, à l’aide de la lumière et de produits chimiques, l’image d’un objet.

C’est un procédé technique  infiniment complexe (fonctionnement de l’appareil des objectifs, traitement de l’image, impression) mais qui , paradoxalement, est d’une mise en œuvre simplissime: appuyer sur un bouton.

 Clic Clac c’est dans la boîte!

C’est donc une pratique qui consiste à prendre, à l’aide d’un appareil, l’image d’un lieu d’un personnage d’un objet d’une situation.

Et c’est tout.

Libre à chacun d’en faire, après, ce que bon lui semble.

De la photo souvenir, pour essayer de ne pas oublier et garder tout ça pour soi, pour l’album de famille,  bref une archive.

De la photo “média” pour communiquer avec d’autres, le monde, l’univers…

De l’image de reportage, pour témoigner d’un fait d’une situation…

De la création d’auteur, pour exprimer un sentiment, une vision ( c’est dans ce courant que je navigue).

La photo “moyen d’expression”.

“Écrire avec la lumière” ou “outil de reproduction à partir d’un original” qu’elle qu’en soit l’étymologie, la photographie permet de s’exprimer, c’est-à-dire “manifester sa pensée, ses sentiments ”.

Pour s’exprimer par oral ou par écrit, le langage est normé.

Dans une phrase il y a le sujet le  verbe et le complément.

Une structure, une composition.

Le but, c’est que l’autre comprenne ce que nous voulons dire.

Il y a des règles d’assemblage.

On apprend à s’exprimer clairement, après viennent éventuellement de les licences poétiques, les posts , les tweets .

Idem en photographie ?

La photo, puisqu’elle reproduit quelque chose qui existe, n’a pas besoin de Google traduction pour être comprise par le reste de l’humanité.

Mais la norme n’induit pas obligatoirement la généralité.

De temps en temps, force est de constater que l’on y comprend rien et ce n’est pas grave.

L’image est un langage universel, depuis qu’une fille, ou un gars,  a eut l’idée étrange de reproduire le contour de sa main sur la paroi d’une grotte. 

Sans doute le tout premier selfie.

L’histoire de la peinture, art majeur,  est remplie d’évolutions générées à  grands coups de courants « alternatifs » .

 En photo, l‘absence de  normes « obligatoires » ,  de barrières,  a du générer chez certains de telles angoisses existentielles qu’ils se sont empressés d’en créer ou de coller celles de la peinture.

 Par « réaction », d’autres les ont  détruite.

Cependant, un peu plus de 150 ans d’existence, quelques dizaines de milliers de photographes et quelques milliards d’images, ont construit un canevas de choses qui peuvent nous aider dans la pratique de cette discipline.

Petite digression : Et si nous osions un parallèle, osé.

Photo vs cuisine:

Je suis un bien piètre cuisinier.

Je me contente de “reproduire” les recettes de ma grand-mère, histoire de titiller ma madeleine.

Je lis les temps de cuissons sur les paquets de pâtes.

Je recommence à l’infini mes deux grands succès: les carbonaras et la tartiflette.

Je surfe sur ne net à la recherche d’une recette facile et qui fonctionne à tous les coups, pour impressionner mes invités.

Et, si j’osais, je prendrai mon plat en photo pour le partager sur les réseaux et obtenir plein de pouces bleus

J’aime bien manger et ma compétence suffit tant  je n’ai pas en projet d’ouvrir un « food-truck »,  devenir chef d’un restaurant et de courir après une étoile ou plus.

Vous le voyez le parallèle avec la photo?

Il y a juste a remplacer la cuisine alimentaire et ses recettes par la cuisine photographique et ces recettes. 

Quel photographe avons nous envie, besoin, désir, d’être ?

Mais revenons à nos photons.

De quoi est composé une image ?

C’est la première question à se poser.

En tout premier lieu, il y a un sujet.

C’est « l’acteur » principal de l’image. 

Que se soit un personnage, un paysage, une situation.

Ensuite vient le reste, le cadre qui va entourer, mettre en valeur aider à la compréhension du sujet.

Et c’est tout…

De l’obligation de suivre les « règles ».

Bien souvent, les “règles” de compositions sont perçues comme un dogme, un ensemble de lois intangibles de ce qu’il convient de faire pour réaliser une bonne photo.

OUI, mais NON.

Le concept de “bonne photo” dépend principalement  de facteurs subjectifs « j’aime versus j’aime pas » ; du public auquel vous vous adressez: votre réseau social préféré, une galerie d’art, d’experts.

https://thomashammoudi.com/bons-mauvais-photographes/

La composition n’est pas le code de la route.

En étant disruptif, rebelle, en ne respectant pas le limitations de vitesses, les distances de sécurité de prises de vues,  vous ne mettrez la vie de personne en danger. 

Si votre cadrage n’est pas “académique” vous risquez tout au plus un commentaire désagréable. 

Derrière votre objectif, vous êtes libre.

La pratique de la photographie est remplie de contraintes, bien souvent technique, liées à la lumière, au lieu, au simple fait de faire des choix de prises de vues et par conséquents  de nombreux renoncements.

La manière dont vous composez vos images… C’est votre affaire.

Alors les règles de  composition on oubli ?

Non, on ne jette pas le bébé avec l’eau du bain.

Plutôt que d’envisager ça comme des “règles” prenons les comme des aides.

7 « règles » de composition.

Elles vont vous servir de repère, de guide, juste pour vous aider à apprendre à composer votre image.

Elles évitent l’angoisse de “je la prend comment cette photo”.

Vous allez les essayer, les tester, les maîtriser et finir par les oublier.

1 La règle des tiers 

C’est la plus célèbre, la plus connue, la garantie de faire une bonne photo, ou pas.

Mais c’est quoi au juste la règle des tiers?

C’est une aide à la “mise en page” de votre photo. 

C’est une “grille”, héritée du monde de la peinture, censée représenter les axes et les points de forces compris dans la zone couverte dans votre objectif.

C’est le truc le plus facile à mettre en œuvre puisque la grille est généralement en sur-impression sur votre viseur.

Il n’y a plus qu’à faire correspondre les lignes et les points de forces avec votre sujet.

Sur cette photo, j’ai volontairement positionné le pavillon sur le tiers droit. Il donne du champ libre pour le mouvement du drapeau dans le vent et l’ombre en “flèche “ de celui-ci. Et on n’est pas au millimètre prés…

Ce n’est pas très simple pour moi de vous trouver des exemples dans mon travail.

Je viens de me rendre compte que je ne suis pas cette règle.

Mais bon, j’en ai une ou deux qui la tutoie.

Ci-joint l’excellente vidéo de Laurent Breillat du blog “apprendre la photo” sur la secte de la règle des tiers :

https://www.youtube.com/watch?v=VhloTyRorqU&feature=youtu.be

Bon, ça s’est fait.

Maintenant passons à des conseils qui vont vraiment vous aider…

 

2 Remplir le cadre

Comme son nom l’indique il s’agit de “remplir” l’image avec 1 seul sujet “fort” par image. Cela permet de focaliser l’attention.

Cette composition va attirer l’attention sur le sujet, lui donner plus de force.

3 l’espace négatif.

Comme son nom ne l’indique pas, il n’a rien de négatif, bien au contraire. 

Il s’agit de laisser beaucoup d’espace autour du sujet principal :

Paradoxalement, isoler le sujet dans un immense espace “vide”, va lui donner du sens et donc de la force.

4 Le cadre dans le cadre.

l’idée est de créer un cadre “naturel” qui vient s’ajouter à votre cadrage de prise de vue.

Le but est d’enrichir la composition et d’amener le regard dans un espace précis.

Le cadrage des planches à voile est resserré par les bouchots et le pieu en bois
La structure métallique recentre le sujet pricipal de l'image:le temps qui passe

5 Les lignes directrices

Le but de ces “lignes” est d’amener le regard vers le sujet principal.

Elles sont créées à l’aide d’élément naturel de la photo pour amener le regard vers un sujet, ou une idée…

6 Les trois éléments.

On utilise “trois éléments” pour donner plus de tonus, d’énergie à la photo. D’une manière générale, travailler sur un nombre impair d’éléments .

7 Bougez

C’est, a mon avis, le point le plus important.

Bouger vos fesses, vos pieds, votre regard.

Nous sommes mobile.

Nous avons la possibilité de changer physiquement de point de vue.

On peut se baisser, s’asseoir, se coucher.

On peut se décaler à droite, à gauche.

Il est important d’explorer le champ des possible, de chercher, d’imaginer une autre vision des choses.

Conclusion

Il ne s’agit là que d’un petit aperçu.

Il y a beaucoup de “trucs” qui vont pouvoir vous aider dans la composition de vos images.

Les connaître et les maîtriser, est important pour mieux s’en libérer.

Avant qu’un musicien commence à composer, improviser, il doit faire ses gammes.

Pour mettre en pratique l’ensemble de ces techniques de composition, on est obligé de faire des photos, beaucoup de photos.

C’est à ce prix, mais est-ce vraiment un sacrifice, que l’on va les intégrer et arrêter d’y penser. 

Au pire, en cas de doute, elles nous serviront de refuge, de bouée.

L’important, à mon avis, c’est qu’à terme nous fassions les images qui nous font plaisir, à nous, en dépit des modes des croyances des dictats.

Nous n’avons pas d’obligation de résultats, en tous cas dans la pratique libre de toute commande commerciale. 

En photographie, tout a été fait.

 Au delà même de ce que vous pouvez imaginer.

Mais rien n’a été fait avec votre regard “unique”.

Suite à une déconvenue photographique,  j’ai décidé de libérer mes images. 

Aller de ce qu’elles « se devaient d’être » pour tendre vers ce qu’elles « pouvaient être » et surtout, ce que j’avais envie « quelles soient ».

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