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La photo en mode j’M

Je fais des photos en mode j’M.

 Pas celui des réseaux.

Celui du désir, de l’envie, du plaisir.

La photo à la mode

Coucher de soleil, lumière chaude.

Coucher de minou trop chouchou trop mignon les chatons.

Photos d’instants instantanément instagramées.

Photos d’existence, en quête d’existentielles validations.

Clichés a duré de vie très limités.

Le tout en mode automate.

Clic clac, c’est dans la boite et sur les toiles.

Si c’est ce que l’on aime…

Dans ces circonstances, se prendre pour ce que l’on est, photocopieur bien plus que photographe.

Ce n’est pas grave, je fonctionne souvent ainsi, vous le savez bien !

Il était une fois un jeune couillon.

À quinze ans, c’était, il y a fort longtemps, on lui a prêté un appareil photo plus complexe que son petit Kodak de poche.

Avant d’appuyer sur le déclencheur, il fallait réfléchir : mesure de l’exposition, calcul du temps de pose, cadrage, réglage de la sensibilité ASA de la pellicule…

Après compulsions de bouquins sur la technique photographique, pas d’ Internet, pas de tutos YouTube : répulsion.

Quelques années plus tard,  départ pour le Canada  et les States.

Dans la besace un boîtier pro, motorisé, un 50 mm, un zoom 70×200 mm et ce qu’il faut de pellicules.

500 photos tout en mode auto.

Pas mal d’ailleurs les photos, mais toujours rien compris.

Le temps passe…

      Le temps qui passe passe passe

                    Avec sa corde fait des nœuds

                   Autour de ceux-là qui s’embrassent…

Je m’égare.

Le temps passe au numérique et le « moins jeune » couillon achète un boîtier.

Pendant les premiers mois, il n’a shooté qu’en mode automatique.

Par une belle journée de juillet, une idée étrange : et si je lisais le mode d’emploi de mon appareil. 

Elles doivent bien servir à quelque chose ces 200 pages.

Le choc, le déclic de tête à claques. On peut faire plein de choses avec ce truc !

J’aime bien me traiter de couillon, c’est bien plus mignon que …

Et j’ai découvert les différents « modes » de prises de vue… 

Les modes photo

Ce que l’on appelle les modes, se sont les différents réglages qui permettent d’effectuer vos prises de vues.

Deux catégories:

Les modes tout automatiques pré-réglés pour des prises de vue spécifiques : paysage, panoramique, sport …

Les modes qui donnent la priorité à une des composantes du triangle d’exposition.

Ce sont ces derniers qui sont intéressants a tester.

En mode tout auto, que j’ai beaucoup pratiqué, vous laissez la main au logiciel de votre appareil. Force est de constater que ça fait bien le job.

 Enfin, la plus-part du temps. 

Disons que dans la majorité des cas vous aurez une image de bonne qualité.

 Mais pas toujours. Le programme est là pour assurer un service « moyen » et donc vous atteindrez rapidement ses limites lorsque les conditions seront « limite » alors ça bloque, impossible de prendre la photo.

Le modes « priorité vitesse » et « priorité ouverture »

On commence à rentrer dans la matière, le dur.
Non en fait, c’est très simple.

Vous travaillez sur un sujet en mouvement : mode priorité vitesse. Reste à définir qu’elle est la bonne vitesse pour shooter net votre sujet en déplacement. Ce n’est pas compliqué, il faut essayer, l’escargot se déplaçant moins vite que le guépard les réglages seront différents. 
Vous voulez privilégier la luminosité, le flou d’arrière-plan : mode priorité ouverture. 
 Laissez les « iso » en auto, l’appareil gère ça pour vous.
 Les logiciels sont très performants, pour chacun de ces modes, ils vous laissent le loisir de vous concentrer sur la composition de votre image et le plaisir de la prise de vue.
Le résultat sera bon et si vous arrivez en limite des possibilité de votre appareil, il vous en avertira.
Comme je ne propose pas de cours de photographie, je vous laisse regarder sur les sites spécialisés tous les tutos concernant le sujet, ils sont des pléthores.
Par exemple:
 
Comment croyez-vous que j’ai fait ? 

Le mode j'M


Je photographie en mode « aime.« 

C’est très paradoxal, il aura été un repoussoir total pour moi pendant tréééés longtemps.

Trop compliqué, trop technique, pas envie de réfléchir de me prendre la tête et surtout de rater mes photos.

Soyons honnête, j’utilise encore bien souvent les modes semi-automatiques lorsque j’ai une obligation de résultat, et exceptionnellement en cas d’urgence, le tout auto.

Mais suite a une déconvenue photographique, j’ai décidé de libérer mes images.
 Aller de ce qu’elles « se devaient d’être » pour tendre vers ce qu’elles « pouvaient être » et surtout, ce que j’avais envie « quelles soient »

https://philippeloze-photographie.com/je-fais-de-la-photographie-dauteur-et-que-ce-nest-pas-confortable/

Je sais, vous commencez à le savoir.

C’est précisément à ce moment-là que je me suis décidé, que j’ai franchi le Rubicon. Condition sine qua non pour aller plus loin.

Lorsque je veux pratiquer la photo que j’aime c’est le mode M

Dès lors, j’ai toutes les cartes en mains.

Dépasser les bornes des limites.

Aller là ou il n’est pas académique de se rendre.

Cramer, boucher, flouter si le cœur m’en dit.

Essayer, expérimenter, me planter souvent, apprendre et de temps en temps réussir.

Depuis les débuts de la photographie, l’image s’est réalisée en deux temps : la prise de vue et le développement, ou le post-traitement.

Certains veulent une prise de vue impeccable et une image qui ne demandera quasiment pas à être retravaillée, je trouve ça très bien.

Mon choix, et ça ne concerne que moi, est différent.

J’ai une idée assez précise du résultat final « espéré » mais pas toujours atteins, loin s’en faut.

Le chemin pour y arriver passe par une prise de vue avec des caractéristiques bien particulières pour me permettre en post-traitement de réaliser mon idée.

Les autres modes ne me laissent pas assez de latence pour y parvenir, le programmateur de chez Canon n’étant pas raccord avec mes délires.

Désacralisons le sacré:

En mode manuel, il n’y a que trois facteurs d’ajustement.

Ce n’est pas la quadrature du cercle.

Il faut juste bien réfléchir à ce que l’on veut faire.

J’en ai eu tellement peur « avant ».

À ma décharge, en argentique, c’est un apprentissage qui a un coût élevé. 

En numérique, vue le nombre de prises de vues « gratuites » réalisables, j’ai eu le temps de me faire la main, d’essayer encore et encore.

Si vous n’avez pas d’obligation de résultat (mariage, baptême, photo de votre chéri-e en vacances…) faites vous plaisir.

Les anciens n’avaient pas  l’auto-focus et tous nos auto-machin choses.

Ils y arrivaient très bien et ont fait des images sublimes.

Vous… ITOU

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