Le chemin

 

Je m’appelle Philippe LOZE

 

Je suis par nature un contemplatif.
C’est un handicap dans une société basée sur la performance et la compétition.
La photographie est un des rares domaines ou cela est « peut-être » un avantage.
J’ai développé mon style en autodidacte, en suivant mon envie, mon inspiration.

J’ai découvert, plus tard, le travail de Ernst Hass et ces « classic motion »  .

Un peu comme une voie que l’on emprunte au feeling.
On se rend compte après coup que d’autres  l’ont parcouru, validant en quelque sorte le choix de votre cheminement.

« Lassé de la réalité évidente, je trouve ma fascination à la transformer en un point de vue subjectif. Sans toucher à mon sujet, je veux arriver au moment où, par pure concentration de vision, l’image composée devient plus faite que prise. Sans légende descriptive pour justifier son existence, il parlera pour lui-même – moins descriptif, plus créatif; moins informatif, plus suggestif; moins de prose, plus de poésie.  » Ernst Haas   https://fr.wikipedia.org/wiki/Ernst_Haas_(photographe)


    E Hass: trafic, New York 1963

Mon envie d’image prend sa source dans deux mondes que je connais bien, les chevaux et le bord de mer.

Suite a une déconvenue photographique, j’ai décidé de LIBERER mes images.
 Aller de ce qu’elles « se devaient d’être » pour tendre vers ce qu’elles « pouvaient être » et surtout, ce que j’avais envie « quelles soient ».


 Série « get into the move »

« On meurt chaque seconde. Reconnaître la vie dans chaque soupir, chaque tasse de thé, chaque vie que l’on prend. La voie du guerrier. C’est le Bushido. » (Yamaga Sôkô)    https://fr.wikipedia.org/wiki/Yamaga_Sok%C5%8D

Chaque instant de notre Vie est essentiellement irremplaçable : sache parfois t’y concentrer uniquement.
(André Gide)    https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Gide_-_Les_Nourritures_terrestres.djvu/93

Le temps d’un cliché, d’une pause, d’une respiration.

La photo, c’est l’instant présent, pour longtemps.

Ma « maxime » de travail

Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.

(Boileau) https://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/Poemes/nicolas_boileau/il_est_certains_esprits